Aujourd'hui c'est la fête des mères. Nos enfants sont loin mais nous recevons de tendres messages. Nous quittons notre logement pour un petit-déjeuner chez une amie.Café, baguettes fraîches nous attendent sur la table du jardin. La demeure est splendide. La végétation très soignée nous insite à la rêverie. Nous serions volontiers restés à flâner en ce jour de fête mais notre bébé nous attend dans le hangar du club de kayak. Nous partons sur la rive gauche juste en aval du pont de Cosne. Les 2 imposantes cheminées de la centrale nucléaire EDF de Belleville nous toisent.La Loire à cet endroit est un boulevard.Les zigzags d'une berge à l'autre s'amenuisent.

Nous arrivons sur le site de Belleville. Les tours de refroidissement crachent leur vapeur blanche dans le ciel azur. Nous nous sentons petites devant cette construction de titan.

A une centaine de mètres en contre bas sous le pont, l'eau du barrage gronde.

Un îlot nous empêche d'accéder au ponton de débarquement et nous approchons dangereusement du bord. Nous longeons les feuillages et retenons notre vitesse pour ne pas nous laisser emporter. Notre attention est au paroxysme. Difficile d'apprécier la distance entre la pointe de l'îlot et la chute d'eau. Nous rebroussons chemin. Le stress est palpable. Un passage dans la vase et les hautes herbes en tirant le kayak est notre seule issue pour rejoindre l'autre rive du fleuve. Derrière la bute nous apercevons le ponton d'amarrage. Le courage revient et dans un vigoureux coup de pagaies, nous traversons la Loire pour notre portage. De l'autre côté du barrage, avec élégance nous venons à bout d'un petit rapide. La Loire n'a presque plus de secret pour nous.

La centrale s'éloigne, nous accostons pour le déjeuner à Oussons. Charles nous attends, un panier de fruits frais à la main. A l'ombre d'un arbre , nous faisons halte. C'est alors qu'une «  déglingo » à toute vitesse sur son vélo manque de nous faucher. C'est Isabelle et Claude de Paris qui nous font la surprise de leur visite pour cette journée. Nous partageons de joyeuses retrouvailles.

Le kayak reprend son cours vers Briare. Nous passons le pont canal, œuvre architecturale remarquable. Il permet le passage des bateaux du canal de la Loire au canal de Briare. L'accès que nous devons emprunter pour aller en centre ville est clos par une grosse porte métallique. Nous devons emprunter un parapet vertical de 8 mètres de haut pour hisser le bateau hors de l'eau. Nous le portons comme des forçats et ruisselantes de sueur nous arrivons au sommet.

Les lions de Sully sont venus nous encourager car la mairie s'est désengagée quelques jours auparavant nous laissant quelque peu démunis. Nous rejoignons notre hébergement dans un camping et finissons la soirée par la visite du pont canal et un dîner accompagnés de nos amis.

Demain Briare Sully 33 km

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